Les philosophes méconnus

Philosophe grec (IVe siècle avant JC). Le seul élève de Socrade. Affligé d’anosmie, il pouvait rester en sa présence. Malheureusement souffrant également d’un syndrome dépressif chronique qui se traduisait par une procrastination invalidante, il n’a jamais pu trouver l’énergie de transmettre les enseignements de Socrade.

Il avait développé une Théorie des Formes dont la Forme suprême est « la forme plate », le monde étant divisé en « être à plat » et « non-être à plat ».

On lui attribue les œuvres suivantes : « L’Arrêt publique », « Lâcher », « Théralène », « Lysanxia », « Lexomil ». Elles sont malheureusement perdues.

Philosophe grec (Ve siècle avant JC) dont on dit qu’il ne manquait pas d’humour. Il prodiguait son enseignement sous forme de courtes histoires didactiques à la chute pleine de sagesse et de drôlerie mettant en jeu un personnage mythique. Ces histoires qu’il racontait volontiers aux enfants dès le plus jeune âge et jusqu’au Lycée, dit- on, commençaient toujours de la même façon pour raison didactique : « C’est un jour Toto qui…». La drôlerie, d’après ses rares biographes, était accentuée par le fait qu’Aristoto aurait eu un cheveu sur la langue.

Dans un de ces ouvrages qui nous est parvenu « Les tics ?…manies comack !», Aristoto s’interroge sur le poids des règles de vie, des habitudes et des manies et sur leur rôle dans la possibilité d’accéder au bonheur caractérisé par un état d’hilarité.

Penseur grec (IVe siècle avant JC). connu pour son discours inspiré. Il vivait de l’air du temps, dehors, pauvrement dans une petite tente que les Grecs appelaient familièrement « la tente à Dioxygène « . Il était célèbre pour ses répliques exaltées et il ne manquait pas de souffle face aux puissants. Ainsi, il aurait répondu à Alexandre, roi de Macédoine, s’enquérant de ses besoins :  » Laisse-moi respirer ! »

Il serait mort étouffé et ses écrits prônant, semble-t- il, des conduites dangereuses impliquant l’égalité entre hommes et femmes, la suppression de la monnaie et des armes, la négation du sacré et la liberté sexuelle ont mystérieusement disparu en totalité avant diffusion au public, apparemment emportés par le vent.

Philosophe grec (IVe siècle avant JC) dont la doctrine est basée sur le fait que tout est composé d’arômes. Les arômes se mouvant et pouvant se combiner pour former « les bonnes odeurs ». Épicurry considérait que la sensation olfactive est à l’origine de toute connaissance.

Il soutenait le fait que tout est question de posologie, sa théorie pouvant être résumée en 4 points :
1. les Dieux ne sont pas à craindre tant qu’on a des épices.
2. la mort n’est pas à craindre tant qu’on a des épices.
3. on peut atteindre le bonheur si on a assez d’épices.
4. on peut supprimer la douleur avec des épices.

Il vivait dans un Jardin où il cuisinait pour ses amis qui lui prodiguaient en fin de dégustation des notes de 1 à 10. Trop occupé par ses essais culinaires, il n’a pas pris le temps de retranscrire les éléments de sa philosophie et aucun de ses textes ne nous est parvenu.

Homme politique et philosophe romain (Ier siècle ap JC). Né en Espagne, sa famille l’envoie en Égypte, pays pour lequel il semble particulièrement bien adapté. Bien que d’un naturel assez sauvage, Fénèque y rencontra l’empereur Caligula et eut avec lui en plein désert un dialogue resté extrêmement célèbre que Tacite a rapporté plus tard et dans lequel Fénèque définit son point de vue sur l’amitié et sur le rôle du rituel dans la société humaine et dont voici un extrait :
« – Viens jouer avec moi, lui proposa le prince Caligula. Je suis tellement triste…
– Je ne puis pas jouer avec toi, dit Fénèque. Je ne suis pas apprivoisé.
[…] Le lendemain revint le prince.
-Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit Fénèque. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le coeur… Il faut des rites.
– Qu’est-ce qu’un rite ? dit le prince.
– C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit Fénèque. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.
[…] Ainsi le prince apprivoisa Fénèque.

C’est à la suite de cette rencontre que Fénèque devint conseiller occulte de Caligula. On l’appelait « les oreilles du prince» pour souligner qu’il les avait fort longues et pointues, les oreilles.
Il fut ensuite précepteur de Néron, avec lequel il eut l’idée néfaste de renouveler ce pacte d’amitié. C’est au contact avec cet enfant au sadisme monstrueux qu’il put développer une philosophie d’endurance et une grande maitrise de ses réactions, le stoïcisme. Sa devise qu’il a inscrit en exergue de son ouvrage « De la constance » était alors « Non me cuiquam mancipaui, nullius nomen fero. » (« Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre » ).
Plus tard, mis en cause, Fénèque demanda même à Néron d’être relevé de sa charge d’« ami du prince ». Il n’eut malheureusement pas le temps de finir un ouvrage sur la brièveté de la vie car tombé en disgrâce, il mourut probablement du tétanos après s’être piqué à une rose d’un bouquet envoyé par son ancien élève.

Philosophe grec (Ve siècle avt JC). Aurait été l’inventeur de la philosophie morale et politique. Il aurait été célèbre à son époque pour deux raisons, sa grande probité malheureusement associée à une hygiène corporelle déplorable. Cet état de fait a écarté de lui quasiment tous les élèves qui auraient souhaité bénéficier de son enseignement. C’est la raison pour laquelle aucun témoignage ne subsiste de sa pensée puisqu’il n’a par ailleurs laissé aucun écrit. Une des rares traces de sa vie- hormis les traces olfactives qui ont marqué ses contemporains- vient d’une déclaration rapportée de la Pythie de Delphes : « Il n’y a pas d’homme plus sale que Socrade. ».

Condamné à prendre un bain, il serait mort d’hydrocution au contact de l’eau. Cette mort eut néanmoins des conséquences positives sur l’hygiène publique à Athènes car Plutarque raconte qu’après sa mort, les Athéniens s’en voulurent et se prirent de haine pour ses condamnateurs obligeant les bains publics à changer l’eau après leur passage.

Philosophe et médecin persan (Ier siècle ap JC). Il a montré très tôt un intérêt pour les sciences et a établi sa réputation grâce à sa façon modérée et détendue de donner des conseils ce qui le fit apprécier par les différents princes qui l’ont sollicité à leur cour. En tant que médecin il s’est attaché à décrire d’une façon décrispée de nombreuses maladies peu ragoûtantes qui faisaient le quotidien médical de l’époque. Son diagnostic se voulait toujours rassurant pour les malades qui mouraient dans un grand état de paix intérieure.

Il fut le premier au Moyen-Orient à s’intéresser à l’essence dont il a pressenti le rôle fondamental. Il professait qu’il doit y avoir une essence nécessaire en elle-même pour que l’existence puisse être possible montrant ainsi une vue avant-gardiste du futur modèle sociétal et économique du XXe siècle. Malheureusement, les moyens de prospection géologique disponibles à l’époque étaient d’une efficacité trop limitée et il n’a pu mettre à l’épreuve sa théorie en trouvant un gisement d’essence.

Il est mort de maladie mais serein.

Homme d’église et philosophe né en Italie (XIIIe siècle). Il est considéré comme le père de la philosophie élastique qui a été reprise par l’Église catholique et qui pourrait se résumer par la phrase : « Faites ce que je dis et pas ce que je fais. » Par ailleurs, étant donné son caractère facétieux inné qu’il cachait sous une physionomie rébarbative pour en augmenter l’effet comique, il était particulièrement attiré par la doctrine professée par Aristoto. Pendant son séjour à Paris, il publiera d’ailleurs dans Les Chroniques de Mickeyus son fameux : « Commentaire des oeuvres d’Aristoto ».

Une autre de ses oeuvres rédigée à cette époque nous est parvenue, les « Quolibets ». Parmi ses boutades, on retiendra : « Dieu est infini parce qu’il n’est pas fini, il est bon parce qu’il n’est pas mauvais…et si ma tante en avait on l ‘appellerait mon oncle. » Le roi Louis IX qui n’était pas connu pour son amour de la rigolade, le fit rappeler en Italie. Il semble qu’il n’aurait pas apprécié d’être le seul à ne pas comprendre la chute d’une de ses histoires et en aurait été profondément mortifié.

Thomas Taquin est mort assez bêtement d’un fou-rire irrépressible pendant une messe.

Philosophe (XVIe siècle). Il aurait passé ses jeunes années à Gouda et aurait très tôt été affecté d’une allergie au fromage orange fabriqué dans cette ville. Cette maladie pesa sur sa jeune vie jusqu’au jour où il quitta la Hollande pour Paris mais cela ne l’empêcha pas de garder néanmoins un esprit léger. Considéré comme un grand humoriste de la Renaissance, il critiquait volontiers le clergé dans des standups populaires au cours de tournées effectuées en Angleterre et en Italie. Son principal ouvrage « Déloge la mélancolie » relate cette expérience. Sa devise était « Nulli con cedo » (Je ne cède jamais aux cons).

La nouvelle du décès de son ami Thomas Garcimore, également humoriste et avec lequel il avait noué une amitié après un passage commun en Angleterre dans un cabaret célèbre, le « Queen’s College » l’affecta beaucoup réactivant ses crises d’asthme et il mourut, probablement d’un œdème de Quincke, un an après son ami.

Philosophe et immoraliste français (XVIe siècle). Son père prend une grande part à son éducation, une anecdote dit qu’enfant il le fait réveiller tous les matins par un joueur d’épinette et contrairement au but recherché, cela fut à l’origine chez lui d’une misanthropie tenace. Afin qu’il apprenne le latin, nulle autre langue ne pouvait être parlée devant lui et comme il le dira plus tard : « J’avais plus de six ans que je ne comprenais pas encore le français » et on imagine bien quel effet pernicieux cela a pu avoir sur l’enfant qui du fait de ses difficultés de communication avec ses semblables va devenir renfermé et méchant. C’est alors la grande époque des humoristes mais aucun d’eux ne peut le sortir de cette humeur noire.

Devenu magistrat, il entretient avec un de ses pairs, une inimitié spontanée et féroce complètement épidermique qui deviendra légendaire et dont la raison n’est pas connue. De façon énigmatique Monteigne déclara : « Parce que c’était lui… » Dans son ouvrage « Les Méfaits », Monteigne décide de se peindre lui-même et confesse une succession de malfaisances ainsi que leurs effets sur sa personnalité. Sa philosophie qui n’a heureusement pas eu beaucoup d’émules voulait que la méchanceté permette d’accéder à des niveaux de contentement supérieurs.

Philosophe et inventeur (XVIIe siècle). Enfant, il s’est précocement révélé avoir le vice chevillé au corps. Très jeune, il a effectué une première étude des sons en poussant des cris suraigus qui faisaient fuir tout le voisinage. Prétextant un intérêt pour l’écoulement des fluides, il en profite pour inonder la maison paternelle. Pour, disait-il, clarifier les concepts de pression et de vide, il soumet son lapin nain à des différences de pression qui rendirent sourd et fou l’animal.

Il inventa même une machine à calculer qui ajoutait systématiquement quelques sols en sa faveur.

Grand manipulateur, il feint la maladie en profitant pour rendre son entourage, esclave. Après un accident de carrosse, il prétend avoir vu une grande lumière et oblige sa famille à vivre dans une austérité rigoureuse à laquelle il n’adhère qu’en apparence menant en secret une vie de débauche. Il a d’ailleurs utilisé ses dons pour les mathématiques en s’intéressant aux probabilités afin de calculer ses chances de gagner au jeu et il a été interdit de toutes les tables de Paris.

Dans son ouvrage emblématique  » Les Mauvaises Pensées « , il s’est amusé à semer le doute dans l’esprit de ses contemporains en leur proposant méchamment une sorte de pari sur l’avenir qui assombrira les dernières heures de plus d’un(e).

Il est heureusement mort assez jeune ce qui a mis un terme à sa néfaste influence.

Il reste néanmoins unanimement célébré par les amateurs de salade qui lui attribuent, à tort, l’invention de la vinaigrette.

Philosophe, diplomate et mathématicien (XVIIe). Né en Allemagne.

Il s’est intéressé très tôt aux mathématiques qui ne lui rendront malheureusement pas son intérêt. Ayant longtemps travaillé infructueusement sur la quadrature du cercle, il s’est ensuite penché sur le problème de la représentation des fonctions, il n’a pu malheureusement aller au-delà de la conception de l’axe horizontal des coordonnées à laquelle son nom reste d’ailleurs attaché. Ceci limitait beaucoup la portée de sa découverte. Ce second échec le minera et à partir de là, il trouvera la vie plate.

Il s’orientera vers des études philosophiques devenant spécialiste de tétrapilectomie On lui doit quelques formules assez obscures telles que : « La loi du changement fait l’individualité de chaque substance particulière. » Sous l’influence de ligues de tempérance, il s’est ensuite intéressé au dans la suite de son travail au principe des Limonades. Il a ainsi écrit « La Limonadologie « , une réflexion sur les bienfaits de la boisson rafraichissante. Selon lui,  » les Limonades, en se développant selon une loi interne, ne recevraient aucune influence de l’extérieur « . Il soutient aussi que Dieu aurait créé les Limonades par un coup de fulguration. Thèses hasardeuses quand on sait qu’il faut ajouter au minimum du bicarbonate.

Musicien, écrivain et philosophe (XVIIIe siècle). Très jeune, pensant faire carrière dans la musique, il quitte sa famille et trouve refuge dans un communauté en Savoie qui se nomme « Les enfants d’Aphrodite », prônant le retour à l’état de nature. Là, il rencontre W. C’est à elle que ferait référence la phrase « I need an answer of love » d’un des chants qu’il a composé alors. Il a écrit principalement en anglais afin de lancer sa carrière outre-manche. Certaines de ses œuvres considérées comme romantiques avant l’heure font une peinture du sentiment amoureux et de la nature :

« When you cry

In winter time

You can pretend

It’s nothing but the rain »

Comme beaucoup de ses jeunes compatriotes de l’époque, il s’intéresse beaucoup à l’herboristerie et teste volontiers sur lui-même l’effet des plantes qu’il récolte. Son inclinaison pour la solitude et son amour de la nature se retrouve dans une de ses œuvres majeure de cette époque qui a rencontré un grand succès « It’s five o’clock ». À sa sortie, certains critiques n’hésitèrent pas à appeler D. Rousseau, le promeneur solitaire et le rêveur, en référence aux paroles : « It’s five o’clock and I walk through the empty streets. Thoughts fill my head ». Néanmoins, la paranoïa qui l’affligera pointe déjà dans cette chanson (« No one speaks to me ») Du fait de sa nature solitaire et de sa paranoïa naissante, D. Rousseau rompt finalement tout lien avec “Les enfants d’Aphrodite” et entame une carrière en solo. Il écrira alors en particulier à propos de l’influence de la philosophie grecque sur sa pensée « The Greek Side of my mind ».

À sa mort, témoignant de son rôle majeur, un échotier de l’époque titra : « Demis Rousseau au panthéon du psychédélisme »*

*vrai article dans liberation.fr (26 janvier 2015)

Philosophe né en Prusse (XVIIIe siècle), il entreprend des études au collège où on lui apprend que la piété est supérieure au raisonnement. Plus tard, entrant à l’Université il découvre Newton et les sciences. Il réalise alors « l’abîme de son ignorance » et confesse qu’il n’arrive pas à se représenter qu’il était aussi profond. L’idée qu’il puisse être rivé au sol par la gravitation et non par la volonté de Dieu le foudroie et il restera dès lors, les yeux dans le lointain et l’esprit subjugué par la force de cette loi d’airain.

Pour vivre, il devient enseignant et doit participer régulièrement à des messes qui n’en finissent pas. C’est à l’issu de l’une d’elles, qu’excédé il écrit son premier ouvrage sous forme d’un réquisitoire, « Critique de l’oraison qui dure. » Plus tard, il écrira un livre décrivant la sorte d’atonie qui l’a frappé à la découverte de la loi de la gravitation, « Critique de la difficulté à bouger ». Son ultime publication est une incursion inattendue mais fort intéressante dans le monde de la charcuterie telle que pratiquée dans les villes de la Hanse : « Critique de la salaison baltique ». Un débat court toujours pour savoir s’il pourrait s’agir d’une œuvre écrite sous contrainte afin de régler l’ardoise laissée chez son charcutier.

Menant une vie très routinière, il passait de longues heures prostré devant une feuille où étaient inscrites trois questions : que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ?

Ça n’avançait pas beaucoup et nul ne sait s’il a trouvé les réponses à ses questions. Néanmoins, à l’heure de sa mort, ses derniers mots auraient été : « C’est rien ! »

Philosophe allemand (XVIIIe-XIXe). Dès son plus jeune âge, il a fait preuve d’un caractère sombre comme en témoigne les portraits qui nous sont parvenus et il se destine à la théologie, c’est dire quel enfant plein de vie il était. Pendant ses études, il devient un fan absolu de Démis Rousseau dont il avait entendu les chansons au cours d’une « Teenagerfeste » et seule son évocation peut lui soutirer un sourire.

Il devient précepteur et est très influencé par Vakant. Il était en charge de l’enseignement de deux enfants d’une famille fortunée mais ceux- ci, au lieu de travailler sur les devoirs proposés venaient souvent le déranger pendant ses lectures dans l’intéressante bibliothèque du château et cet état de fait a considérablement aigri son caractère. Lors d’un voyage avec d’autres précepteurs dans les Alpes, il devint franchement grognon, disant alors que la nature ne l’intéresse pas hormis les chutes d’eau et gâchant un peu l’ambiance de cette randonnée.

Par ailleurs, très adroit de ses mains et inventif, il fabrique une diode électrique qui s’est révélé un outil très utilisé par la suite par les philosophes. Cette diode électrique permet en effet de vérifier quand le courant passe entre deux théories philosophiques grâce à un système ingénieux de va-et-vient de l’une à l’autre alimentant une ampoule à filament. Cet outil encore unanimement utilisé ne fera malheureusement pas sa fortune, Hegueule n’ayant pas déposé de brevet.

Bien qu’il soit souvent taciturne, ses facultés intellectuelles étendues étonnaient ses contemporains qui le considéraient comme un phénomène. Comme il était par ailleurs très casanier, on le baptisa par gentille moquerie « le phénomène au logis ».

Philosophe (XIXe). Né en Allemagne. Son père veut en faire un tenancier de Bierstub comme lui pensant à une sorte de prédestination familiale. Il se plie à ses volontés et poursuit assidument ses études des différentes sortes de bières dans les différentes villes du monde qu’il visite. Néanmoins, son attrait pour les Lettres font qu’à la mort de son père il souhaite rompre la promesse qu’il lui avait faite et entame une cure de désintoxication qui lui donnera l’occasion d’approfondir le principe de Volonté qui sera au centre de son œuvre. La notion d’inconscient est aussi présente dans son œuvre car il a pu l’explorer intimement au cours de plusieurs crises de coma éthylique.

Économiste et philosophe allemand (XIXe siècle). Il a montré de l’intérêt pour de multiples disciplines et a pris à bras-le-corps chacune d’elles, son intelligence n’étant jamais restée sèche.

Il a d’abord adhéré étroitement à la philosophie d’Hegueule et fera un usage quotidien de la diode électrique hegueulienne qu’il manipulait avec dextérité.

Sa rencontre avec une riche poissonnière, Angèle, fut déterminante. Celle-ci tomba sous le charme de son intelligence multiforme, « Il en avait dans le cornet ! » disait-elle admirativement. Elle lui permit de poursuivre ses recherches en diététique en pourvoyant au quotidien.

Parmi ses œuvres principales, on retiendra : « L’Ichtyologie allemande » qui surprit par sa nouveauté, la Confédération germanique étant assez pauvre en côtes pour se prêter à cette étude. C’est d’ailleurs pourquoi, Calmarx émigra en Angleterre, ile à la situation géographique naturellement privilégiée, sur les côtes de laquelle il pourra développer enfin pleinement ses vues sur la question.

Calmarx et Angèle adhérèrent à la Ligue des nutritionnistes qui prônait la consommation de poissons par tous afin que chacun puisse trouver sa part de protéine quotidienne. Il en rédigea d’ailleurs la brochure restée célèbre « Le manifeste du petit nutritionniste ». Calmarx développa une discipline nouvelle le nutritionnisme diététique.

Il passa la dernière partie de sa vie a une étude approfondie qui lui tenait à cœur intitulée « Le Capitaine » il y développe une allégorie du monde qu’il décrit comme un bateau où les gros poissons logeant sur le premier pont se nourrissent au dépend du menu fretin entassé dans l’entrepont.

Économiste et philosophe allemand (XIXe siècle). Il a montré de l’intérêt pour de multiples disciplines et a pris à bras-le-corps chacune d’elles, son intelligence n’étant jamais restée sèche.

Il a d’abord adhéré étroitement à la philosophie d’Hegueule et fera un usage quotidien de la diode électrique hegueulienne qu’il manipulait avec dextérité.

Sa rencontre avec une riche poissonnière, Angèle, fut déterminante. Celle-ci tomba sous le charme de son intelligence multiforme, « Il en avait dans le cornet ! » disait-elle admirativement. Elle lui permit de poursuivre ses recherches en diététique en pourvoyant au quotidien.

Parmi ses œuvres principales, on retiendra : « L’Ichtyologie allemande » qui surprit par sa nouveauté, la Confédération germanique étant assez pauvre en côtes pour se prêter à cette étude. C’est d’ailleurs pourquoi, Calmarx émigra en Angleterre, ile à la situation géographique naturellement privilégiée, sur les côtes de laquelle il pourra développer enfin pleinement ses vues sur la question.

Calmarx et Angèle adhérèrent à la Ligue des nutritionnistes qui prônait la consommation de poissons par tous afin que chacun puisse trouver sa part de protéine quotidienne. Il en rédigea d’ailleurs la brochure restée célèbre « Le manifeste du petit nutritionniste ». Calmarx développa une discipline nouvelle le nutritionnisme diététique.

Il passa la dernière partie de sa vie a une étude approfondie qui lui tenait à cœur intitulée « Le Capitaine » il y développe une allégorie du monde qu’il décrit comme un bateau où les gros poissons logeant sur le premier pont se nourrissent au dépend du menu fretin entassé dans l’entrepont.

Philosophe (XXe). Né en Allemagne dans un milieu catholique où la figure de la croix est omniprésente, le petit Martin souffre d’une scoliose prononcée qui en fait un être à la stature déformée. Son chemin lui semble tracé en ligne droite : il entre comme novice chez les jésuites parce qu’ils avaient l’esprit retors. Les crises de dorsalgie qui l’accablent le font renoncer à ce projet. Il abandonnera vite le cartésianisme dont le côté trop carré lui déplait. Il tourne un peu en rond avant d’abandonner finalement la religion. Il va opter pour la croix gammée pendant la guerre. D’un point de vue personnel, malgré son aspect physique, il s’est retrouvé à la pointe d’un triangle amoureux.

Les années trente à quarante sont l’occasion d’un tournant à 90° dans sa pensée philosophique et il se penche sur la question qui le tourmente bien sûr au vu de ces problèmes physiques, celle du «déploiement de l’être ».

Son ouvrage majeur « Être grand » traduit bien ses préoccupations, ainsi que l’ouvrage « Apport à la physionomie : de l’avenance. ».

Il est notoire que Jean-Paul Smart, le beau dandy, l’ayant pris en pitié, a tenté de faire connaitre ses œuvres en France.

Philosophe française (XXe). De famille bourgeoise, elle a très tôt montré des capacités intellectuelles hors du commun malheureusement associées à des capacités d’addiction exceptionnelles. Son père lui disait souvent « Tu as un cerveau d’homme…et la descente aussi ». Enfant, c’est en Corrèze qu’elle prit la fâcheuse habitude de finir les verres des invités dans la maison familiale « Là, je n’avais pas de bornes » confessa-t-elle plus tard. C’est à l’âge de 14 ans qu’elle déclare avoir perdu définitivement toute trace de son foie.

Après l’obtention de son baccalauréat, elle se lance dans des études de philosophie. Ses condisciples qui connaissent bien ses penchants, la surnomment « Drugstore ». Elle conclut avec Jean-Paul Smart un pacte indéfectible disant qu’il doit la ramener prioritairement en fin de soirées trop arrosées dans les bars où ils passaient leurs journées sous prétexte que « c’était trop petit chez eux pour écrire ».

Elle avait décidé de publier son journal au fil du temps mais les fréquents trous de mémoire dus à ses abus en tout genre, ont rapidement rendu cet objectif impossible à tenir.

Elle a écrit plusieurs livres plus ou moins tombés dans l’oubli :

-« La Cuitée »

-« Les Mandarins Citrons » qui connut un certain succès et fut même couronné du prix Cognac.

-« Quand prime le spiritueux »

C’est son essai « Le Deuxième ?…sec ! » qui reste son œuvre la plus connue. Elle y met à bas le diktat patriarcal de la femme qui doit s’en tenir à un verre et elle y développe l’idée iconoclaste que la femme a été confinée dans la maternité pour l’empêcher de goûter aux plaisirs des soirées bien arrosées entre amis.